Personne 5: Établir des liens au moyen de champs lexicaux

Je me souviens qu'au début je détestais les cours d'allemand. Parler l'allemand me causait beaucoup de soucis: qu'est-ce qu'il me fallait comme temps pour produire une phrase correcte! Cela durait une éternité à chaque fois et c'était toujours une pénible histoire!

Aujourd'hui, quand j'y repense, je ne peux que me moquer de mon attitude! Maintenant j'aime beaucoup l'allemand! Je suis allé plusieurs fois en vacances en Allemagne et je m'énervais tout rouge lorsqu'on ne me comprenait pas alors que je comprenais presque tout. Quand je savais un petit mot, c'était la suite qui me manquait, ou un verbe!
Je me suis donc décidée à me prendre en mains pour apprendre l'allemand. J'ai acheté un petit livre qui présentait des méthodes d'apprentissage d'une langue (p.ex. les livres de méthode Assimil, cf. www. assimil.com).
J'ai lu qu'apprendre du vocabulaire de manière décontextualisée est totalement inefficace car cela ne tient pas compte du rapport entre un mot et un autre mot. Il est donc beaucoup plus judicieux d'apprendre des mots en lien avec d'autres mots: soit en les mettant dans le contexte d'une phrase ou dans celui d'un texte ou encore dans un champ lexical. Lorsqu'on les mémorise de manière conceptualisée, les mots peuvent être activés plus facilement par la suite.
C'est avec les champs lexicaux que j'ai encore fait les meilleures expériences: par exemple, si je veux apprendre du vocabulaire qui a un lien avec le thème de la "ferme", je m'imagine une ferme typique devant moi, avec tous les outils, les animaux, les plantes et les personnes qui lui sont liés. De cette manière, je peux beaucoup mieux garder les mots en mémoire car je peux d'une part m'imaginer leur signification de manière visuelle et d'autre part j'ai un meilleur accès à ces mots, grâce à leur enregistrement de manière liée dans mon cerveau. Prenons un exemple en anglais: admettons que je ne me souvienne plus du mot pour dire "le jardinier". Dans ce cas, j'essaye de me rappeler la forme de base pour "jardin" (garden) et j'en forme un dérivé (gardener).
Si cela ne marche pas, je peux tenter de comparer ce mot avec mes connaissances en italien ou en allemand. Bien souvent, il existe des parallèles entre les langues romanes, ou même avec l'anglais, puisque celui-ci a de nombreux mots qui ont une origine latine.